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Uniquement
pour une consommation modérée
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De nombreuses études, menées sur différentes boissons alcoolisées,
vin et/ou bière essentiellement, montrent qu’une consommation régulière
et modérée de ces boissons (20 à 40 g alcool/jour) a des bénéfices
en termes de mortalité totale et notamment cardiovasculaire. Cela
correspond à une consommation moyenne de 2 demis (25 cl) de bière ou 2
verres (10 cl) de vin pour les femmes, 3 pour les hommes.
Si ces bénéfices sont réels, il faut garder à l’esprit qu’une
consommation excessive est à l’origine d’une surmortalité
importante (maladies cardiovasculaires, hépatiques, neurologiques,
cancers ...). Il est donc nécessaire de ne recommander une consommation
raisonnée que chez les sujets non-fragiles ou non-susceptibles de développer
une addiction et en aucun cas d'encourager les abstinents à cette
consommation modérée. Ce message sur les effets d’une consommation
modérée peut également être un argument pour préconiser une
consommation raisonnable de boissons alcoolisées auprès des
consommateurs excessifs. |
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Mais revenons à la bière.
Pour fabriquer un litre de bière : 200 g de céréales, 2 g de houblon, 1
cl de levures et 5 à 10 litres
d’eau pure
La bière est l’une des très rares boissons fermentées à base de
céréales.
La composition de la bière dépend directement de ses produits
d’origine : les céréales. La bière contient des glucides à index
glycémique bas ("sucres lents"), quelques protéines, des minéraux
parmi lesquels le potassium et le magnésium, et surtout des vitamines du
groupe B. La bière est une boisson modérément alcoolisée, contenant 40
à 50 g d’alcool par litre. Cependant, au regard des modes de
consommation et notamment des contenants des différentes boissons, il
faut savoir qu’un demi de bière, un verre de vin ou un spiritueux servi
en cafés, brasseries et restaurants comportent approximativement la même
dose d’éthanol, soit 10 g par boisson. |
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Bière et médecine : une longue histoire
La bière est plusieurs fois millénaire et les témoignages les plus
anciens font mention de cette boisson presque aussi vieille que
l’humanité elle-même. Les anciens ont su apprécier la bière non
seulement comme une boisson agréable mais encore comme un reconstituant
efficace.
Chez les Celtes par exemple, la bière était
considérée comme l’élément tonique par excellence, comme le montre
l’étymologie même du nom qu’ils lui donnaient : Cervesia, de Cera,
Cérès,
déesse de la moisson et des céréales, et de Vis, la force, la vigueur.
En Egypte, la bière, dont la production
est rigoureusement contrôlée sous l’autorité du Pharaon, est déjà
utilisée comme médicament pour de nombreuses maladies, allant des
affections de l’appareil digestif aux piqûres de scorpion.
Plus près de nous, Hippocrate, le plus
grand médecin de l’Antiquité, fondateur de la médecine scientifique,
écrivit un traité sur les vertus curatives de la bière, propriétés
reconnues dans toute la médecine ancienne.
Aujourd'hui, si la science et la médecine s’intéressent de nouveau à
la bière, c’est à la lumière de découvertes récentes qui confirment
sur des bases scientifiques la valeur déjà empiriquement reconnue de
cette boisson. |
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Consommation modérée de Bière et protection cardiovasculaire
L’impact cardiovasculaire d’une consommation modérée et régulière
de boissons alcoolisées, et notamment de bière (2 à 4 demis, soit 20 à
40 g/jour d’alcool), est à l’origine d’une moindre mortalité
coronarienne.
Cet effet protecteur a été observé dans plusieurs études épidémiologiques
et les scientifiques comprennent maintenant mieux le mécanisme d’action
essentiellement attribué à la présence d’éthanol dans la bière.
L’éthanol à dose modérée agit en effet de manière favorable sur les
lipides sanguins, induisant une augmentation du HDL (ou "bon")
cholestérol, et une diminution du LDL (ou "mauvais")
cholestérol.
L’alcool agit aussi sur certains paramètres de la coagulation sanguine,
susceptibles de favoriser la survenue d’infarctus du myocarde. La bière
prise en quantité modérée a en effet des propriétés anticoagulantes,
limitant le risque de formation de caillot et donc d’infarctus.
La bière pourrait également avoir des vertus protectrices propres, par
sa teneur en vitamines du groupe B, indispensables au métabolisme de
l’homocystéine, facteur de risque cardiovasculaire récemment identifié
par la communauté scientifique. Les buveurs de bière auraient ainsi un
taux d’homocystéine plus faible, ce qui participe probablement à la réduction
du risque cardiovasculaire observée chez les consommateurs modérés.
Cet effet bénéfique de la consommation modérée de bière ne s'exerce
pas exclusivement sur le cœur, mais d’une manière générale, sur
l’ensemble du système vasculaire. |
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Bière et poids
Il est maintenant acquis que la consommation modérée de bière ne fait
pas grossir. Cette observation résulte d’études expérimentales réalisées
chez l’animal, d'enquêtes épidémiologiques sur des populations
importantes et enfin d’une étude expérimentale réalisée chez
l’homme par l’équipe du Pr. Gérard DEBRY à Nancy. D'après cette étude
qui a permis de comprendre pourquoi la consommation modérée de bière ne
fait pas grossir, les buveurs de bière (33 cl par repas) ont moins
tendance à grignoter en dehors des repas et ont un repas du soir plus
léger.
Ils adaptent également leur alimentation en rééquilibrant l’apport de
glucides à index glycémique bas de la bière par une réduction des
autres apports en sucre. |
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Bière et métabolismes
Consommée en quantité modérée et
régulière, la bière n’a pas
d’influence sur différents paramètres métaboliques tels que la glycémie
(taux de glucose dans le sang), l’insulinémie (taux d'insuline -
hormone qui abaisse la glycémie) ou les triglycérides (graisses dans le
sang) et peut donc être consommée par les personnes vigilantes sur ces
différents aspects. A l'inverse, l’ensemble de ces paramètres augmente
sous l’influence de la bière lorsque celle-ci est prise de manière
aiguë et en excès.
En outre, une consommation modérée et régulière de bière, par effet
de l’éthanol, réduit le risque d’apparition du diabète de type 2
(non insulinodépendant) et le phénomène d’insulinorésistance. En cas
d’excès, on observe le phénomène inverse. |
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Bière et alcoolémie
Les variations d’alcoolémie sont fonction de la quantité mais aussi de
la nature de la boisson alcoolisée consommée. Ainsi, les boissons dans
lesquelles l’alcool est plus dilué comme la bière, entraînent une
alcoolémie à jeun moindre que les boissons plus concentrées en alcool
et ce pour la même quantité d’alcool ingérée. Avec 10 g d’alcool
apportés par la bière, l’alcoolémie à jeun monte de manière moins
importante et pendant une durée plus brève qu’avec les mêmes 10 g
d’alcool apportés par le vin ou un spiritueux. Ces propriétés ne sont
pas retrouvées lorsque l’alcool est consommé au cours du repas |
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Deux bières par jour, la santé
pour toujours
Dans un régime alimentaire
équilibré,
la bière est excellente pour la santé. On a longtemps associé «bière»
à «grosses bedaines» et ainsi conclu que la bière fait prendre du
poids. La relation entre la consommation de bière et le poids est réel
en ce sens que la bière accroît l'appétit. Il faut plutôt surveiller
ce que l'on mange. Il y a plus de calories (et de gras) dans un petit sac
de croustilles (env. 300/50 g), dans la petite poignée d'arachides (env.
250) ou dans les quelques petits cubes de fromage (env. 300) que dans une
bouteille normale de bière (env. 150). La consommation modérée de bière
doit être considérée comme bénéfique pour la santé.
Les résultats de plusieurs
recherches démontrent que les buveurs modérés de bière vivent plus
longtemps que les abstinents et... les alcooliques. Selon une étude du
docteur David Wiliams de l'Université du Pays de Galles, la bière aide
à lubrifier la circulation sanguine, ce qui contribue à diminuer les
risques de caillots dans les artères coronariennes. D'après ce dernier,
l'alcool «huile» la circulation en augmentant le taux des lipoprotéines
de haute densité, mieux connues sous le nom de «bon cholestérol». Il
abaisse également le taux de fibrinogènes, ces petites particules du
sang qui contribuent au mécanisme de blocage des artères. L'alcool
semble finalement diminuer l'adhérence des plaquettes sanguines entre
elles. Il ne faut pas sous-estimer non plus l'effet de relaxation de la
consommation de petites quantités d'alcool sur l'esprit et le stress. La
bière constitue également la boisson alcoolisée la plus nutritive en
termes de valeur alimentaire.
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Constituants alimentaires
La bière est un aliment complet,
offrant des constituants alimentaires dans chacun des groupes ! On ne peut
pas en dire autant des autres boissons alcoolisées, surtout les
spiritueux qui ne contiennent que des hydrates de carbone. La liste
suivante offre un aperçu des principaux éléments que contient la bière
( il y en a d'autres ). Il importe de noter que la quantité de ces
composantes peut varier d'une marque à l'autre.
Hydrates de carbone
* Générateur d'énergie, ils permettent à l'organisme de fonctionner.
Protéines
* Constituants essentiels des matières vivantes.
Minéraux
* Calcium : favorise la constitution des tissus osseux.
* Magnésium : favorise la croissance et la synthèse des matières
grasses.
* Phosphore : favorise la synthèse des sucres, des matières azotées et
des matières grasses dans les cellules.
* Potassium : favorise le maintien d'un équilibre entre les cellules et
les liquides de l'organisme.
Vitamines
* Acide folique (vitamine B8) : contribue à la formation des globules
rouges.
* Niacine (acide pantothénique ou vitamine B3) : contribue à la santé
des cellules (synthétisation de la graisse et du cholestérol).
* Riboflavine ( vitamine B2) : contribue à la respiration cellulaire (tissus
et peau).
* Pyridoxine (vitamine B6) : contribue au métabolisme et à l'absorption
des protéines.
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